Conduire une voiture à 14 ans, c’est désormais possible

3 février 2019 0 Par VSP

L’adolescence, l’âge de tous les possibles où l’on a soif de liberté… Rappelez-vous, encore tout jeune collégien, lorsque vous vous imaginiez au volant d’une voiture ; ce n’était alors qu’un rêve, et vous pouviez tout juste piloter un vague cyclomoteur de moins de 50 cm3. Mais aujourd’hui, ce rêve est bel et bien devenu réalité.

Une nouveauté du permis AM

En effet, les choses ont changé depuis Novembre dernier : dès l’âge de 14 ans, on peut désormais conduire une voiture sans permis, alors qu’il fallait auparavant se dresser du haut de ses 16 ans pour y prétendre.

Comment profiter de cette aubaine ? Il suffit de suivre la formation dispensée par le Permis AM, c’est-à-dire l’équivalent du Brevet de Sécurité Routière, qui permettait auparavant aux jeunes qui le détenaient de se déplacer en deux roues de moins de 50 cm3.

La nouvelle loi est passée presque inaperçue avec le décret sur la Sécurité Routière du 31 Octobre 2014, duquel on a surtout retenu la suppression de la double puissance pour les permis A2 et la conduite accompagnée qui peut démarrer à 15 ans au lieu de 16.

Une aubaine pour les mineurs ?

A l’âge de 14 ans, imaginer sa première expérience au volant d’une voiture est sans nul doute une chose très valorisante ! Pourtant, malgré sa forte présence sur le marché automobile, la voiture sans permis n’a pas encore gagné l’enthousiasme des mineurs.

Elle est souvent dénigrée en raison de son image de « voiture papy », et conduire une moto est de loin bien plus excitant que de se servir d’une petite carrosserie de campagne pour se déplacer.

De plus, il existe encore une tendance à imaginer que le choix de ce mode de transport est dicté par un retrait de permis ou encore par l’incapacité financière de le passer. Malgré tout, les constructeurs se disent confiants, et les nouveaux looks tendances de ces petits bolides à 4 roues ont été étudiés pour attirer l’œil et séduire les plus jeunes.

Un choix judicieux pour la sécurité ?

On peut imaginer qu’une voiture sans permis, contrairement à un cyclomoteur, est bien plus sécurisante pour les très jeunes conducteurs, du fait qu’elle ne dépassera pas les 45km/h et qu’en cas de choc, le conducteur est davantage protégé.

Mais, même si l’on prend en compte ces éléments, et malgré la bonne initiative de cette loi, il sera toujours tentant pour certains de s’essayer à des expériences dangereuses au volant. Par exemple, le moteur de ce type de véhicule peut être débridé tel celui des motos ou scooters, une pratique illégale et risquée, mais souvent utilisée par les amateurs de sensations fortes.

De plus, une simple formation de 7 heures pour appréhender les risques et se lancer sur la route n’est pas forcément synonyme de sécurité … En revanche, pour d’autres, le choix d’une « voiturette » dès l’âge de 14 ans, en plus de la conduite accompagnée à 15 ans, est un atout non négligeable, et certains parents sentent leurs enfants plus en sécurité dans ce moyen de locomotion qui ne permet pas de slalomer et de doubler les files de voitures …

Le prix, synonyme de rétraction ?

Avant de penser à faire cette acquisition, et une fois les questions prioritaires de sécurité bien développées, parents et enfants doivent également, comme pour tout, s’intéresser à une chose : le prix.

Et il n’est pas des plus abordables, car les voitures sans permis, aujourd’hui dans une période de renouveau chez certains constructeurs, au nouveau look design et aux multiples équipements dignes des nouveaux modèles BMW, peuvent coûter jusqu’à 10 000 € pour un modèle neuf, et 4 000 € pour un modèle d’occasion. La location, quant à elle, varie entre 400 et 600 € par mois.

Un frein pour beaucoup de futurs utilisateurs, lorsque l’on sait que le prix d’une mobylette ou d’un scooter peut démarrer à 600 €. Il faut aussi prendre en compte l’assurance et la consommation du véhicule, qui elle se chiffre la plupart du temps aux alentours de 3 litres aux 100 Kilomètres.

Reste à voir si les avantages de cette nouvelle façon de se déplacer pour les jeunes auront raison des idées préconçues ; gageons que les constructeurs ont d’ores et déjà réfléchi à la question et ne sont pas prêts à lever le pied dans cette nouvelle course !